Kosovo serbe

Communiqué du 17 février 2008 :

"L'indépendance" du Kosovo

Ce dimanche 17 février, l’indépendance du Kosovo est proclamée.
Depuis mille ans le Kosovo est une province de la Serbie. Il est même dès le XIIème siècle le véritable centre de gravité politique, culturel et religieux du pays.

Cette indépendance au profit d’une majorité de Musulmans albanophones occupant la région, et au détriment des Serbes écrasés sous leur poids démographique, s’inscrit dans le processus d’affaiblissement des nations par la régionalisation, voulu par l’Union Européenne.
Cette dernière va envoyer au Kosovo une délégation de policiers et juristes européens chargé d’accompagner l’indépendance et la mise en place des nouvelles structures étatiques, avec un budget de 205 millions d’euros. Rappelons qu’un grand nombre d’Etats (principalement Etats-Unis, France, Allemagne et Italie) ont approuvé cette idée de démantèlement de la Serbie, et qu’elle seule avec la Russie (qui a, entre autres, par le passé contribué a chasser les Ottomans de la région) s’y opposent.

En plus du terrible drame vécu par la population serbe, cet évènement a et aura des conséquences bien plus larges.
En effet, les chartes européennes faisant la promotion du régionalisme et du communautarisme ethno-linguistique, qui pour l’instant ne semble pas encore trop affecter l’entité territoriale et culturelle des nations européennes, vont permettre l’émergence de nouvelles revendications.
Pierre Hillard dans son remarquable livre La marche irrésistible du nouvel ordre mondial, prévoit avec réalisme « l’instauration d’une multitude d’entités territoriales, politiques autonomes puis indépendantes, sortes de « Kosovo-bis », partout en Europe et permettant à ces populations non-européennes de faire véritablement souche ».

Toute communauté religieuse, culturelle ou ethnique, dès lors qu’elle est majoritaire dans une province ou une commune, pourra exiger l’application de sa langue, de ses coutumes, de ses traditions religieuses à l’école, dans les services administratifs et dans la vie politique du lieu, les menant progressivement à une autonomie puis à l’indépendance. C’est une perspective clairement contraire au principe de subsidiarité que nous défendons, celui-ci devant assurer l’équilibre de la nation sans jamais en menacer l’intégrité.

« La ratification progressive de tous les textes germano-européens en faveur de la régionalisation et de la reconnaissance du principe ethniciste ne rendra service que sur une courte période aux Catalans, Basques ou Hongrois de Roumanie pauvres en enfants. Sur le long terme, entretenus par une démographie plus vigoureuse et nourris de l’apport extérieur et régulier de l’immigration, les véritables gagnants de l’Europe ethniciste sont les populations non-européennes ».

Par le « principe du droit des peuples à disposer d’eux-mêmes », les empires coloniaux ont péri au XXème siècle.
Aujourd’hui, ce même principe continue de favoriser la décomposition des nations. Comme l’avouait ce cher baron de Rothschild, pour l’instauration d’un gouvernement mondial, « le verrou qui doit sauter, c’est la nation ».

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