"LA FIN D'UN MONDE"


Depuis un moment, les milieux bien informés annonçaient une explosion ethno-sociale. De cette explosion, il semble bien, depuis 2 ans, que nous assistions à ses premières manifestations. De toute façon, nous allons dans le mur car le capitalisme mondialiste et sauvage engendre une situation impossible pour les populations européennes, face à la concurrence des pays non-européens (et notamment asiatiques).

Dans la nouvelle économie, priorité est donnée aux revenus des actionnaires, au détriment des revenus des travailleurs qui subissent de plein fouet les effets des réductions de personnels et des délocalisations.

Pour faire face à cette situation et pour conserver leur travail, ou bien trouver ou retrouver du travail, les travailleurs français devront faire des sacrifices car, par la force des choses, - demain - la préoccupation essentielle ne sera plus dans les loisirs mais dans le fait de gagner sa vie.

Il leur faudra, du moins pendant un temps, accepter le principe d'un changement d'entreprise, d'un changement de situation, et donc le principe d'une formation permanente subventionnée par les différentes branches professionnelles. Il s'agira de former, comme au Japon, des "ouvriers-ingénieurs" comme ils disent là-bas, c'est-à-dire tout un personnel hautement qualifié, capable de faire marcher des systèmes informatisés et/ou robotisés. Il s'agira aussi de travailler davantage si l'on veut rester dans la même entreprise, de travailler davantage pour un même salaire, et même peut-être pour un salaire moindre, tant qu'un système protectionniste n'aura pas été mis en place. Il s'agira également de prendre sa retraite à 65 ans, voire peut-être dans certains cas à 70 ans afin de diminuer le nombre des retraités et par là même les dépenses des caisses de retraite.
Cependant, le niveau de vie des travailleurs asiatiques - cambodgiens, chinois, sud-coréens, etc... - s'il reste incomparablement plus bas que celui des travailleurs européens, s'élève néanmoins rapidement. Un jour, il égalera le nôtre, mais, en attendant, il faudra, comme nous venons de le dire, prendre des mesures protectionnistes étendues à un certain nombre de nations européennes.
Il sera sans doute nécessaire d'engager, de pair, une politique sérieuse d'aide aux pays africains avec contrôle de l'utilisation des fonds, ayant pour contrepartie, de la part de ces pays un accès, pour nous, aux matières premières que détiennent leurs sols (minerais stratégiques, pétrole, etc...)

Si les dirigeants russes s'y prêtaient, on pourrait étendre à la Russie un tel système protectionniste, la Russie possédant toutes les ressources nécessaires à un grand ensemble autonome ; mais rien ne dit que ses dirigeants se prépareront à une telle mise en œuvre.
Malgré cela et de toute façon, il restera un reliquat important de gens qui resteront sans travail. La raison en est simple, hélas ! Là où dans les décennies passées la production industrielle réclamait 1000 ouvriers, aujourd'hui, en raison des systèmes robotisés et informatisés, elle n'en réclame plus que 10. De ce fait, il viendra un moment où l'on ne pourra plus payer indéfiniment les chômeurs à ne rien faire.
Donc, il viendra également un moment où ces chômeurs, eux ou leur progéniture, seront obligés d'obtenir, eux-mêmes, de la terre, les produits nécessaires à leur subsistance et à vendre leurs surplus afin de contribuer à ce que, du point de vue alimentaire, la France puisse se suffire à elle-même. Ce sera, pour eux-mêmes, une question de survie. Et cela devra s'opérer grâce à une agriculture saine et naturelle qui demandera davantage de bras que l'agriculture actuelle qui empoisonne les milieux naturels.

Compte tenu de la nécessité de rétablir un service militaire, il faudra davantage de militaires de carrière pour encadrer les conscrits, mais également pour empêcher le franchissement massif de nos frontières par des gens venus du sud ou de l'orient.

Avec l'étoffement des secteurs secondaire et tertiaire, il faudra également davantage d'avocats, de médecins, d'infirmiers, de personnels soignants, notamment à cause de l'allongement de la longévité et l'augmentation du nombre de personnes âgées. Il est bien évident que ce surplus de besoins n'épongera pas le nombre croissant des chômeurs, nombre dû aux changements structurels de l'industrie, d'où, comme il a été dit plus haut, la nécessité d'un important retour à la terre pour ceux qui voudront continuer de vivre.
Tout cela demande un changement total des mentalités, un certain sens de la communauté et de ses besoins, un sens du groupe, un esprit de sacrifice au service de la communauté nationale. Toutes choses qui sont quasi-totalement absentes aujourd'hui.

Le Peuple Français actuel, héritier de la Révolution dite française, va périr, va disparaître dans des mélanges de populations, dans l'abrutissement et la servitude à l'étranger, empoisonné qu'il est par les anti-valeurs qu'il porte en lui depuis cette révolution maçonnique de 89.

Or, il s'avère, depuis quelques mois, que des Français, encore minoritaires mais de plus en plus nombreux, envoient promener les tabous, les diktats idéologiques du politiquement correct. Il s'agit là du commencement d'un nouveau Peuple Français - différent de l'ancien - qui devra réaffirmer les vérités et les valeurs de la Chrétienté-Europe, vérités et valeurs sans lesquelles les peuples vont à leur fin. Ce ne pourra être, au début, que le fait d'une élite, mais, comme le disait Alphonse de Chateaubriant : " Il faudra, à certains moments, ne songer qu'aux élites et abandonner la foule pour que les élites sauvent la foule. " C'est qu'il ne devra pas s'agir d'élites nombrilistes mais d'élites capables d'avoir prise sur le peuple ou sur une large fraction de celui-ci.
Quant au phénomène lui-même du ralliement du peuple aux élites, on peut penser qu'il y faudra de très rudes épreuves, des épreuves terribles que nous ne pourrons plus éviter aujourd'hui.

Entre l'Amérique, le monde arabe, la Chine, une rivalité conflictuelle terrible va se développer pour la domination de l'univers et il faudra bien, à un moment donné, que les Français et les autres Européens y interviennent, ne serait-ce que pour y faire valoir leur volonté d'exister, dans un monde qui s'élèverait - sans cela - sur leur écrasement.

A partir des milieux où demeurent des éléments de santé, nous devons constituer le foyer, le creuset de la formation d'un nouveau Peuple Français renouant avec ses racines ethniques, culturelles, religieuses, ayant - humblement - un complexe de supériorité. Cela n'est pas contradictoire, car les dons, les qualités naturelles que nous avons reçues, c'est gratuitement de Dieu même que nous les tenons. Il nous reste à cultiver cet héritage reçu sans aucun sentiment de culpabilité vis-à-vis des autres.
Tout cela implique :
un élitisme populaire français,
une nouvelle nation,
un nouveau Peuple de France,
une nouvelle France.

D'autre part, il est bien évident que, si notre population nationale sombrait dans ce vaste "melting-pot" - systématiquement organisé - pour s'y dissoudre, nous assisterions à un véritable naufrage humain.

Et s'il fallait faire des choix désespérés, mieux vaudrait, pour notre Peuple, renoncer à certains territoires plutôt que de les conserver pour y perdre notre identité, en se désagrégeant au sein du "melting-pot".

La patrie, c'est le patrimoine que nous ont transmis nos ancêtres et ce qui compte le plus dans ce patrimoine, ce n'est pas la terre qu'ils nous ont laissée, mais la personnalité qu'ils nous ont léguée, avec le sang qui coule dans nos veines et les traditions qui nous viennent d'eux. Mieux vaut perdre certains sols que cette personnalité, la nôtre, sinon c'est toute une manière d'être, authentiquement française, qui disparaîtrait. C'est ce qu'il faut se dire, alors que nous nous précipitons vers la fin de tout un Monde.

Louis Lefranc
Texte tiré de la revue L'Héritage n°4

 
 

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