
Début septembre s’est tenue l’édition 2009 du camp d’été du Renouveau Français. Trois jours destinés aux nationalistes de moins de 30 ans, afin qu’ils se retrouvent, se forment et rechargent leurs batteries militantes.

Nous occupions une partie du parc d’un château magnifique, et un certain aménagement fut nécessaire.
La matinée du vendredi fut donc largement consacrée aux travaux d’installation, tels que l’érection du mât pour le drapeau et le montage des tentes géantes sous une pluie battante : de quoi nous couper d’emblée du confort moderne.
Le matériel récemment acquis par le mouvement nous permit d’établir un lieu de camp parfaitement adapté à nos activités et apte à recevoir une centaine de jeunes (nous n’avons pas l’habitude de truquer les chiffres).
La durée du camp étant malheureusement restreinte, l’emploi du temps fut particulièrement chargé, les pauses brèves et les nuits courtes. Mais personne n’était venu pour se reposer…

Le rythme des activités fut donc soutenu, entre les conférences (suivies de questions et de débats), les séances et ateliers sportifs, une formation au secourisme, les veillées, les repas animés, une projection de film, une randonnée, la messe dominicale, les rassemblements au pied du mât pour la cérémonie des couleurs. Sans oublier un petit évènement qui réjouit tout le monde : un concert de rock nationaliste le samedi soir. Avec à l’affiche le fameux groupe Europa Nostra - dont on put apprécier l’expérience et la maîtrise technique - et une toute nouvelle formation dont c’était la première sortie : F.T.P. (pour Francs-Tireurs Patriotes). Ce groupe parisien fit forte impression par la qualité de ses titres et sa présence sur scène. Vous entendrez reparler d’eux. Public survolté et ambiance qui va avec ont magnifié la soirée, avant de passer à la veillée autour du feu.

Après que de nombreux chants résonnèrent sous la voûte céleste, ce fut l’heure d’un repos bien mérité...
Jusqu’à ce que l’encadrement réveille quelque peu brusquement les participants masculins pour un petit programme de cohésion et d’évaluation. Mais ce sont là des choses qui se vivent plus qu’elles ne se racontent. Quoiqu’il en soit, chacun aura passé ce moment comme il se doit et su montrer un état d’esprit de nationaliste français.

Le thème du camp était cette année « les forces occultes ». Un sujet souvent rébarbatif mais qu’il est pourtant essentiel d’affronter dès lors que l’on veut s’occuper de politique sérieusement. Il faut en effet bien identifier ceux qui détiennent ou influencent réellement le pouvoir au sein du Système que nous combattons, qui sont les responsables de la situation catastrophique que nous traversons. Sous peine de se tromper, on ne peut faire l’économie de démasquer et d’étudier les ennemis, leur fonctionnement, leur doctrine.

Thibaut de Chassey lors d'un topo.
Ce fut chose faite avec une série de conférences de haute qualité, et l’intervention de spécialistes, tels qu’Arnaud de Lassus, qui de son côté décrivit de manière très pédagogique d’une part les doctrines ésotériques en vogue au sommet des forces occultes (gnose, kabbale, etc.), d’autre part la nature et le fonctionnement de la Franc-Maçonnerie.
Le problème des lobbies les plus divers (homosexuel, juif, bancaire, pharmaceutique, militaro-industriel, etc.) fut mis en lumière, ainsi que le rôle des cercles et officines mondialistes tels que le CFR, le groupe de Bilderberg, le forum de Davos, le Siècle et diverses fondations.
Tout ceci sans excès, dans un esprit réaliste et loin des théories farfelues et non-argumentées.
Plus délicate était la tache de mettre en relation les différentes forces occultes et d’expliquer de quelle manière elles sont coordonnées, quand c’est le cas. Mais ce fut chose faite et même si le sommet de la pyramide reste dans l’ombre, chacun progressa dans sa compréhension du fonctionnement du Système.

Il fut d’ailleurs rappelé en quoi la Démocratie moderne était le modèle le plus favorable aux forces occultes, celui qui leur convenait parfaitement du point de vue pratique comme de celui des idées, et donc pourquoi ces forces infâmes cherchaient à instaurer ce régime inhumain partout sur la planète : pour contrôler toute la surface du globe et pour accomplir leur projet mondaliste, vers lequel tend la Démocratie.
Les limites du « complotisme » furent bien sûr établies, et il fut rappelé que les Français (comme les autres) avaient une part de responsabilité indéniable dans la mort de notre civilisation et de notre peuple : la majorité d’entre eux adhère grosso modo au projet des forces judéo-maçonniques, comme elle l’a prouvé par exemple lors du second tour de la présidentielle de 2002, alors qu’une rupture (et encore, partielle et en douceur) avec le Système leur était proposée, avec certes une puissante pression morale. Même si l’on corrige généreusement les chiffres des voix issues des immigrés usurpant la nationalité française, on ne dépasse pas au grand maximum 25% d’opposants au Système. Ceci parce que même si beaucoup de Français se plaignent des désagréments parfois terribles de la situation actuelle, ils ne veulent pas rejeter ce qui leur plaît en elle : consumérisme, matérialisme, goût immodéré du confort, individualisme et narcissisme, débauche, etc. Ils ne veulent pas payer le prix - pourtant salvateur - d’une véritable Rupture et d’un retour à l’Ordre.
Les forces occultes sont le porteur d’antivaleurs auxquelles ils aspirent et par lesquelles ils sont séduits. Gardons-nous donc d’une théorie du complot total, invincible et tout-puissant, qui deviendrait un mythe incapacitant et dédouanerait à tort les Français de toute responsabilité dans l’évolution de notre société.
A l’opposé des forces occultes flattant les plus bas instincts de l’homme afin de l’asservir, à l’opposé des antivaleurs prônées par les véritables gouvernants cachés, et face au projet mondialiste, on ne retrouve qu’une doctrine, qu’une manière de voir le monde : le nationalisme, traditionnel et contre-révolutionnaire.

Le Renouveau Français a prouvé qu’il était à la pointe de ce combat dans notre pays, spécialement parmi la jeunesse.
Les participants et l’encadrement ont quitté les lieux ravis, regrettant que ce camp ne dure pas plus longtemps, et plus motivés encore pour poursuivre au cours de l’année qui s’ouvre, leur combat pour le Bien, le Vrai, le Beau.

Nous avons vu comme un encouragement fort le succès indubitable de cette initiative : un nombre remarquable de participants (rares sont les mouvements pouvant rassembler tant de jeunes) comportant une bonne vingtaine de jeunes filles et femmes, des militants attentifs et motivés témoignant d’un excellent état d’esprit, une organisation très au point, une ambiance générale cumulant harmonieusement bonne humeur, discipline, camaraderie et nationalisme.
Non, le nationalisme français n’est pas mort. La jeunesse marche dans ses rangs.
Thierry Boudreaux
PS : les adhérents recevront par courrier des détails supplémentaires et des éléments de la formation politique dispensée.